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ET DANY EN EUT UNE COMMOTION CÉRÉBRALE SUBITE.

mars 25th, 2016 by educsociete

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Lecteur, prenez garde ! Les récits sont plus nocifs que les drogues, ils nous font voir et entendre de nulle part ce qui n’existe point, ce qui n’a jamais existé, ce qui a pu exister autrement au point de vous laisser calme, indifférent et serein : Ils sont hallucinogènes. Ils vous tournent la tête et vous détachent de la réalité. Ils vous font tendre vers l’ange même si vous n’ignorez pas d’avoir eu d’Adam le commun partage de la déchéance humaine qui fait de vous un Sisyphe enchainé au piquet terrestre. Vous gavant d’histoires probablement vraisemblables, les récits vous font sortir de votre torpeur initiale et vous engage dans une direction qui vous sera absurdement vôtre faute de mieux, pour donner sens à votre vécu quotidien. Que vous deveniez une ‘’Bovary’’ de Flaubert ou un ‘’Tchen’’ de Malraux peu importe ! L’essentiel étant de vous piquer cette posture indolente qui ne vous sied nullement et que vous traînez naturellement devant les faits et les discours sociaux qui vous assaillissent de toutes parts. Ce faisant, vous vous trempez jusqu’au coup en tant que narrataire dans le complot ourdi par le narrateur. C’est ce qui explique les commotions cérébrales, ces sortes de télescopages de pensées qui affectent indubitablement le lecteur lisant : un livre est une massue sur la tête du lecteur. Dany en a reçu le coup au point où NDella dit : « Ceci est mon histoire semblable en tout point avec celles de mes coépouses. »

Cette conclusion hâtive de NDella lessiva la mémoire de Dany qui s’essayait à une sorte de réminiscence personnalisée lui faisant porter sur une figure de sa connaissance les confidences circonstancielles d’une épouse imaginaire dans un contexte de récit. Ses yeux en perdirent la luminosité qui lui éclairait les lignes de lecture. Pensif, confus, mêlé à l’histoire qui ne le regardait pas, il referma de nouveau « La Fourmilière» mais sans pouvoir mettre une bride à sa pensée qui commençait à divaguer sous l’effet collatéral de la bribe de récit qu’il venait de lire. Une élucubration cérébrale s’en suivit : « Ndella mentait, peut – être savamment, volontairement. Certes, elle a une histoire comme tout le monde d’ailleurs, une histoire heureuse ou agaçante de jeune fille, une histoire d’amour qu’elle exhume de temps à autre pour se mirer et se donner un contenance, pour quelquefois justifier une attitude ou une action de sa part. Cela va de soi, puisque l’on éprouve souvent le besoin de se raconter aux autres, de se confesser… Mais résumer l’histoire sentimentale des trois autres femmes de Cheftiet à la sienne n’est pas très crédible. Tentait – elle de leur chiper leurs histoires à elles par jalousie plus que par méprise ? En situation de polygamie, la jalousie a de forts relents subtils. Elle a, dit – on, ses raisons ignorées des vécus sentimentaux. Si Ndella épilogue sur les attitudes donjuanesques de son mari en lui tressant des pissenlits au lieu des lauriers, c’est qu’elle n’a jamais pu digérer le tissu de mensonges qui la désarma dès le premier jour de leur fortuite rencontre. A qui s’en prendre alors ? C’est elle qui manquait surement de prudence faute de maturité peut – être. Quelle vérité aurait – elle voulue tenir de quelqu’un qu’elle vit pour la pour première fois, et par hasard ? Par quel trait comportemental véridique avait – elle, elle aussi, répondu aux avances courtisanesques de l’inconnu rencontré. Ne mentait – elle pas aussi à l’étranger en tout ce qu’elle insinuait, soit par le regard, soit par la gestuelle, pour frimer. Insondable est l’œil des pensées affectives, conclut Dany pour en revenir à la réalité de la « La Fourmilière». Tout cela ne me regarde pas, dit – il.

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