juillet 2013
L Ma Me J V S D
« juin   août »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

compteur

Catégories

Search

Thiès : Honneur municipal dans la boue ; la boulimie foncière en cause.

juillet 18th, 2013 by educsociete

A la page 6 de L’Observateur N° 2945 du lundi 15 juillet 2013, Yankhoba Diattara, 1er adjoint au maire de Thiès renseigne :

 « […]         La question  foncière  a  été  toujours  gérée  de  manière  responsable et  dans  le  respect  des  règlements  de  ce  pays. Il  faut  que  les  gens  arrêtent  de  raconter  du n’importe  quoi.  Le  foncier  est  un  sujet  sensible, mes  détracteurs  en  profitent pour  jeter  l’opprobre  sur  moi.  Ils  perdent  leur temps .  La  gestion  du  foncier  est  une  compétence  partagée.  Le  Code  est  clair,  car  il  dit  que  c’est  le  receveur  des Domaines  qui  délivre  les  actes  d’attribution. Cela  montre  que nous,  en  tant  que maire,  avons  une  compétence très limitée.  De  2002  à 2008, aucune  délibération n’a  été  votée sur  l’attribution  de  10000  parcelles. A  l’état  actuel,  j’ai  trouvé plus  de  1 000 parcelles  bouclées  par  l’équipe  sortante.  Si  je  vois  Hélène Tine  de  l’autre  côté,  cela  m’étonne. Sur les  lotissements, Hélène Tine fait partie  des  plus grands bénéficiaires des  lotissements  de  Thiès. Elle  en  a  reçu  plusieurs. Sur   le lotissement  de  Thiapong,  elle  s’est permis de me  dire qu’elle  n’est  pas  contente  des  premières  attributions,   parce  qu’elle  voulait  un  terrain en  bordure  de  route. Sur  Pognène, Hélène Tine a  reçu  4  ou 5 terrains  avec  sa  famille.  Elle a été  attributaire  en  bordure de  route.  Ce  qui  s’est  passé,  c’est  que  sa  fille,  Elisabeth  Ndione,  qui  porte  le  même nom  qu’une  autre  Elisabeth, n’a  pas  payé  à  temps  ses  frais de  bornage  pour prendre son  terrain. Une  autre  Elisabeth  Ndione a  payé  et  est  partie  en  premier  chez  le  receveur  des  Domaines. Hélène  Tine  m’en  veut  pour ça. Dr Pape  Ahmadou  Ndiaye (responsable   communal  de l’Apr) a bénéficié de plusieurs  parcelles. Sa femme,  son  grand frère, sa  secrétaire,  tous  sont attributaires (c’est  educsociete.blogvie.com  qui souligne). L’autre El hadji Alioune  Diouf (ancien  directeur  du  Commerce intérieur)  est  un grand frère. Je le respect beaucoup. Quand je  le  vois avec  ces  gens  véreux  qui  ont  tout  fait  ici  toutes  sortes  de  bassesses, j’en ris . Bref, ils ont  des  ambitions d’ être maire. C’est normal  qu’ils  se  retrouvent, mais ils perdent  leur temps. Aux prochaines Locales, Rewmi va les  battre. Ils ne gagneront rien, même pas le plus  petit  bureau  de  vote. »             

 Parallèlement à ces révélations  l’allégorie  se veut piquante : 

En haut, et sur les arbres des parcelles convoitées,

Les  abeilles construisent, alvéole après alvéole,  

La ruche emmiellée qui laisse prospérer la population d’insectes:

La nature en rit,  joyeuse.

Que cela est grand, beau  et honorant chez des insectes !

En bas,  élus de la ville et  sans vergogne,

Étalent  une  ‘’boulimie’’ foncière capricieuse. 

 Engoncé chez lui dans  une  promiscuité léthargique,

Le petit citoyen – citadin, en pleure des  yeux

Et  ne trouve pas consolation du côté de sa municipalité.

 

Que cela est bas et  dégradant,  

Déshonorant chez des hommes pensants 

Censés agir pour le bien du petit citadin, le simple citoyen.

                                                             

La nouvelle politique  de bonne gouvernance exige de  nos élus une mutation nécessaire des mentalités surannées  de prédation des ressources communautaires.

Et, refusant d’être le dindon de la farce, le contrôle citoyen en appelle à une gestion probe et saine des affaires de la ville et à la publication en ligne des délibérations municipales.    

Vive la République !  Vive les citoyens !  Vive la citoyenneté vertueuse ! 

educsociete.blogvie.com

Posted in Uncategorized | Réagir »

educsociete.blogvie.com remercie blogvie et M. WordPress pour le service rendu à la communauté humaine.

juillet 12th, 2013 by educsociete

Merci infiniment à blogvie et à M. WordPress pour le service rendu à la communauté humaine.

Posted in Uncategorized | Réagir »

Affaire Hissène Habré : Le 13/11/2012 à 18h18mn educsociete.blogvie.com envoyait aux journaux Rewmi et Le Populaire ce billet.

juillet 3rd, 2013 by educsociete

      

 Avec la conférence sur le thème : « Poursuivre ou extrader ? Sens , portée et limite d’une mise en demeure de la cour internationale de justice au Sénégal », organisé mercredi  31 octobre par le laboratoire de prospective et de science des mutations de l’Université Cheikh Anta Diop  de  Dakar   c’est  une  levée  de  boucliers  intellectuels   qui  semble être  appelée à la rescousse dans les stratégies de défense de l’ex-  Président  Tchadien Hisséne Habré.  

 

         Même  hardie  au  point  de  vouloir  écorcher  l’image  d’une  institution  internationale  en  l’occurrence  la cour  pénale  internationale (CPI) qui   sert si  bien  ,  il  faut  le  dire,  en dehors  de  toute  tribulation  tendancieuse ,  les  intérêts  de  l’innocence  brimée,   cassée,  des  humbles  sans  voix,   victimes  de  cruauté  relevant  d’un  pouvoir  central,  cette  levée  de  boucliers  intellectuels,  en  deux  segments  du  discours  de  l’éminent  professeur   Malick  Ndiaye,   dévalorise   la  cause  qu’elle  défend  si  mal .

 

 

1)       Le  professeur   dit  de  la (CPI)  que   « ses  principes  doivent  être  revus,  parce  qu’ils  sont  tintés   de  trop  d’occidentalisment,  voire  de   judéo-christianisme,   ensuite   à l’application  il  y  a  deux  poids  deux  mesures,  de  grands  criminels  sont  absous,  personne  ne  s’intérésse   à  eux,  tandis  que  les  Africains  semblent  être  des  abonnés  à  cette  Cpi  »  .

 

 

 

2)      Il  estime  que  les  pratiques   de  la  (CPI)  «   contredisent  à  nos  valeurs,  nos  certitudes,  nos  traditions,  nos   identités ». « [….]  Lorsque  ces  règles  sont  bafouées,  lorsque  des  génocides  sont  commis,  comment  accepter   un  seul  instant  l’idée  saugrenue  et  inqualifiable  que  la  fonction  judiciaire  de  reproduction  des  cohésions  et  des  consensus  dans  un  pays  comme  le  Sénégal  puisse  être  déléguée à des  juridictions  étrangères .  C’ est  une  façon  d’accepter  le  fait  que  notre  démocratie  soit ‘’bancalimitée’’  ,  c’est  une  façon  de  légitimer  la  notion  de  semi-démocratie ,   ce  que  ni  le  Sénégal  ni  l’Afrique  ne  peuvent  accepter » 

 

   

        En  somme,  le  professeur  porte  le  doute  sur  l’institution  pénale  internationale  pour  des  raisons  culturelles    et  d’équité,  d’une  part ;   et  de  l’autre,   il  la  soupçonne  d’ingérence   dans   affaire   considérée   par   une   frange  de  l’élite   africaine  comme    purement  « afro-africaine »  .  Soit !

 

 

       Que  dire  alors  des  victimes  du  régime   d’Hissène   Habré ?  Que  faire  d’eux  et  de leurs  droits  dans  un  environnement  de  suspicion  d’impunité  par  rapport   aux  droits  humains  sur  le  continent  africain ?  La  crédibilité  révendiquèe   haltuellement   par  les  pays  africains  au  regard  de  la  CPI  ne  peut  se  limiter  au  discours  parce     que  simple  et  reposant .  Pour  qu’elle  prenne  corps  dans  la  réalité  des  faits,  elle  se  doit   d’être  manifeste.   L’  Irak  a  jugé  son  président  Saddam  Hussein ;  l’Egypte  attrait  le  sien,  Hosni  Moubarak , sur    une  civière  à  la  barre ;   en   France    le  président   qui   perd  le  pouvoir  ne  se  dérobe  pas  à  la  justice  du  pays ;   en  Italie  Berlusconi  se  plait  à  répondre  régulièrement    au  tribunal  .  L’élite  politique  africaine  aurait –elle  en  propre  un  autre  rapport  au  principe  d’équité  et  de  justice ? 

        Au   demeurant,  tout  individu  aspire  à  l’intégrité   physique   et  morale  de   son  corps  de  même  qu’a   une  vie  apaisée.  Cet  horizon sécuritaire  fait de la justice  et   de l’équité  une  nécessité  irrévocable  entre  les  hommes  afin  de  punir  l’impunité  du  tort  commis .  Mais  l’élite  politique  africaine  aujourd’hui  encore , ne  l’entend  pas  de  cette  oreille.    

 

                    

    Il  peut  être  difficile  de  se  soumettre  à  la  justice  quand  on  a  quelque  chose  à  se  reprocher. Mais  il  est  moins  facile  aussi  de  couvrir  l’impunité  du  tort  commis   en  ce  siècle  de  liberté soutenu  par  la  Cour  internationale  de  justice  (C I J)   et  la  cour  pénale  internationale   (C P I)  .   Ce pendant   ,  le  réveil  se  fait  toujours  tard  pour  l’Afrique !

 

  

D’ailleurs  on  peut  s’en  rendre   compte ,  au  constat,  à  travers  l’attitude  réflexive  des  intellos  de  Dakar . Le  « grand » laboratoire  de  prospective  et  de  science  des  mutations  de  l’ Université  Cheikh  Anta  Diop  de  Dakar  (le  laboratoire)  se  montre  réactif  là  ou   il  devait  être  prospectif.  Et  en  ce  cas,  c’est  la  (C  I  J)  par  la  déclaration  de  son  président  Peter  Tomba  ,  qui  lui  sert  d’agent  catalyseur :   «  La  République  du  Sénégal  doit  sans  aucun  autre  délai  soumettre  le  cas  de  Hissène  Habré  à  ses  autorités  compétentes  pour  l’exercice  de  l’action  pénale,  si  elle  ne  l’extrade  pas  ». 

 

       Cette  mise  en  demeure  a  fait  sortir  (le  laboratoire)  de  sa  torpeur.  Ses  penseurs  réajustent  alors  leurs  verres  correcteurs  pour  élaborer  un  discours  de  positionnement. Ils  en dévoilent  le  thème  par  une  opposition  terme  à  terme  entre  « Poursuivre  ou  extrader ?  »  et   « Sens,  portée  et  limite  d’une  mise  en  demeure  de  la  cour  internationale  de  justice  au  Sénégal  » .

 

        Le  premier  terme  émane  de  la  (CIJ)  et  exige  du  Sénégal  une  action :                      «  Poursuivre  ou  extrader »  il  rappelle  au  pays  d’accueil  d’Hissène  Habré  son  devoir ;  le  second  est  une  tentative de  riposte :  « Sens,  portée  et  limite  d’une  mise  en  demeure  de  la  Cour  internationale  de  justice  au Sénégal ».  C’est  la  trouvaille  motivée,  mise  en  scène  par  ( Le  laboratoire  )  pour  se  donner  les  moyens   de  dévoyer  la  requête  de  la  (  CIJ  ).  Ainsi,  analysant  le  « sens »  et  la  « portée »  de  cette  requête,  il lui  assigne   une  « limite »  qui ouvre  les  portes  de  l’impunité  à  l’hôte  encombrant  du  Sénégal.  Dans  cette  visée,  le  concept  de  ‘’tèranga’’   (hospitalité)  sénégalaise  peut  être  pris  en  défaut :  l’hospitalité  ne  peut  constituer  en  aucune  manière une  entrave  à   l’action  judiciaire  internationale . 

 

       De  ce  qui  précède,  il est  succinct  de  retenir  que  la  conférence  organisée  par     Le  laboratoire  de  prospective  et  de  science  des  mutations  de  l’Université  Cheikh  Anta  Diop  de  Dakar  sur  le  thème :  « Poursuivre  ou  extrader ?    Sens,  portée  et  limite  d’une  mise  en  demeure  de  la  Cour  internationale  de  justice  au  Sénégal »  est  une  action  de  plus  dans  la quête  de  l’impunité  à  réserver  à  l’élite  politique  sur   le  continent  africain.  Ceci  est  une  marque  d’indigence  de  la  question  judiciaire  en  Afrique  ou  seule  l’élite  peut  prétendre  à un  horizon  de  sécurité.

 

 

 

Dian    Diakité _  Hersent_ Thiès

educsociete.blogvie.com

 

 

 

Posted in Uncategorized | Réagir »


Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 51 articles | blog Gratuit | Abus?