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Message mort - né du roi Mouhammed VI au 42ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)

mars 12th, 2013 by educsociete

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« La plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte […] d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes » (Ibn Khaldoun, Prolégomènes 1 : 310).

Message mort –  né  de Sa  Majesté  le  Roi Mohammed  VI  à  (‘’la vulgarité ’’)  au 42ème Sommet ordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui  a ouvert ses travaux le 27 février  2013 à Yamoussoukro, Côte-D’Ivoire. 

Si la publication dans les pages 8 et 9 du journal L’Observateur N° 2839  du  Jeudi  07  Mars 2013  du message de  Sa Majesté  le Roi Mohammed  VI ,   chez qui  un  service  de l’état civil peut  empêcher  l’octroi  d’un prénom à une fille née  sur le sol  marocain  par le refus de  l’inscrire sur les registres de l’état – civil au prétexte que le  prénom désigné ne figure pas dans la liste des prénoms autorisés  au Maroc (cf. l’affaire « Tihya » www.aujourdh’ui.ma n°2648 –Mardi 27mars 2012 – p. 12),   avait  pour  but de communiquer , le message est mort – né  victime de la subtilité du langage qui le caractérise. Trois choses  ont asphyxié la conscience du message avant sa naissance :

1.     L’incipit de son discours est fortement marqué  de  sa position confessionnelle  qui, réellement, ne crée pas de la plus – value à une  banque  avide de publicité (c’est de l’innocence, il faut en rire tout simple)

2.      Les clients du Groupe Attijariwafa  bank sont les clients de tout autre boutiquier du coin. En achetant chez le boutiquier on ne se soucie ni de sa tête, ni de son nom encore moins de sa position sociale ou politique : la relation est commerciale. Le boutiquier vend ; le client achète.   Banalité !

3.     Historiquement, le concept de roi renvoie à l’état de Nature alors que nous sommes  à l’état de culture, mieux de  civilisation, de démocratie et de citoyenneté.  

Donc  le Roi aux sujets,  aux serfs;  la République aux citoyens et à la citoyenneté ! 

Dian  Diakite _ Thiès                                                                                                                 

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LE DESASTRE DE L’ISLAM EN PAYS NOIRS

mars 12th, 2013 by educsociete

« La plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte […] d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes » (Ibn Khaldoun, Prolégomènes 1 : 310).

 

LE   DESASTRE  DE   L’ISLAM   EN   PAYS   NOIRS 

 

 

 

       Si nous partons de l’emprise de la civilisation arabo – musulmane sur la conscience des  Noirs au Sud du Sahara,  qui va du XII ème  siècle à nos  jours, nous osons espérer  que  nous vivons  les derniers instants  des affres d’une civilisation décadente. Et pour cause.       

  En général, les subsahariens pour des raisons confessionnelles  ont tendance à revendiquer   communément   plus leur  ‘’ arabité ‘’ que leur   ‘’ africanité ’’, Senghor dirait  leur négritude.     Ils   doivent plutôt se prêter à un examen de conscience et se regarder dans la glace.   Pour mémoire,  le Sahara fut ce  pont funeste des  voies d’accès des arabes  à  l’Afrique, les fameux  ‘’fuseaux  méridiens » 1  qui servirent  l’expansion   arabo – musulmane  en  Afrique  subsaharienne sous la bannière de l’islam entre  le  XIIème  et   le  XVI ème  siècle.  Conséquence : des «millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman     [ … ] (par des jihadistes qui ) allaient souvent de contrée en contrée, le Coran dans une main, le couteau à eunuque dans l’autre, menant hypocritement une ‘ vie de prière ‘ (Le Génocide voilé, 2008 : 9)».  C’est  dans ces conditions que nous avons eu nos premières expériences de l’islam : marque indélébile qui entacha notre conscience, notre âme  donc notre être.  

           On vit alors sortir en nos seins les premiers suppôts des arabo – musulmans qui furent d’abord méconnaissables aux yeux des leurs qu’ils soumirent par le ‘’ jihad ’’, guerre sainte.  Le cycle d’horreur  reprit de plus belle sous le sceau de l’islam. Le prosélytisme l’étendit aux autres contrées africaines : « Ce n’est qu’à partir du XIX ème  siècle que l’islam gagna rapidement du terrain sous la bannière d’Alhaji Omar dans l’ouest du Soudan, d’Ousmane Dan Fodio dans le nord du Nigeria et du mahdi Mohammed  Ahmed  au     Soudan  2 ». Ces illuminés issus d’un environnement païen s’érigèrent en saints venus d’un autre monde.     De leurs  sabres,  ils fractionnèrent le corps social en croyants (ceux qui sont avec Dieu)   et mécréants (les ennemis de Dieu). Le sentiment religieux étant une donnée suprême de la psychologie humaine, force et  logique commandèrent  la soumission à Un Seul Dieu  Gagnant, Celui Suprême du  monothéisme qu’à des dieux païens du polythéisme dont la somme des forces s’avéra nulle dans la sécurisation  physique et psychologique des sujets qui les vénéraient : qui vous vainc, bat en  vous vos dieux  tutélaires !  Physiquement vaincu par le sabre, symboliquement abattu par le Coran dans son expression ésotérique soufie,  les populations africaines ne pouvaient que se rendre les mains liées, l’esprit soumis.    La  «tariqa» (confrérie),  par  le « le wird » (canon ésotérique confrérique soufi)  légitima  une  nouvelle  échelle de valeurs sociales dominée  par le marabout : le système maraboutique de contrôle et de régulation de  la société par le biais du discours religieux.   

            Lorsque  dans une  visée colonialiste,  ’’ l’axe des parallèles ’’ (voies  d’entrée fluviales des européens en  Afrique noire) croisa  celui des ‘’fuseaux méridiens’’,  la solidarité confessionnelle africaine fut du côté des arabo – musulmans. Ironie du sort, l’avènement de la  colonisation  confondit  le  destin  des pays subsahariens  à ceux de,  l’Egypte, du Soudan et des pays  Maghrébins (l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie). Tous se liguèrent dans la  défense  de la cause commune : l’indépendance des colonies. Renforçant cette  identité d’objectif, « La Conférence de Bandung  proclama  en avril 1955 la communauté et l’identité des intérêts liant les pays d’Afrique et d’Asie considérés comme distincts et autonomes par rapport au monde occidental et au monde communiste 3 ».  Concrètement sur le terrain,  au sommet de l ‘ O U A à Addis-Abeba en mai 1973, le Président algérien Houari Boumédiène  assimila  le Sionisme  à  l’Apartheid pour convoquer la solidarité politique afro-arabe contre  Israël  et  l’Afrique  du Sud  raciste. Le contexte  a  changé depuis avec la fin de l’Apartheid sans mettre un terme aux  réactions épidermiques vis-à-vis d’Israël dans la crise qui l’oppose à la Palestine  au Proche  - Orient.   

Ce qui pose un réel problème de conscience chez beaucoup  d’africains à l’heure actuelle, c’est que certains  Etats africains se montrent toujours   farouchement solidaires  des arabes dans la défense  des droits  des Palestiniens et restent  de marbre sur le génocide et les pratiques esclavagistes au Soudan. Au-delà de la solidarité politique ou confessionnelle, par-dessus cette  ‘’Umma’’ -  machin islamique  et les pétrodollars, les relations afro – arabes  ne doivent  pas souffrir de l’iniquité  arabo - musulmane.  Le double langage de l’opinion arabo – musulmane dans la crise du Mali selon que la situation est favorable aux  islamistes  ou à l’armée maliennes requinquée par la France et la CEDEAO  conforte l’idée  selon laquelle  « L’image  stéréotypée  de  l’Arabe  est celui d’un être fourbe, roublard, malhonnête et peu digne de foi 3». Il est difficile de comprendre   par exemple qu’on puisse vendre  du sel et du sucre   à une  cliente tout en détenant cachée  par-devers soi la balle assassine  qui  lui ôtera la vie dès qu’elle tournera  le dos (des munitions cachées derrière le comptoir  ont été découvertes chez des commerçants arabes de Gao au Mali).     

            Vu que l’islamisme, sous des couverts subtils  est en train de donner du fil à retordre aux Etat subsahariens, le cas des commerçants de Gao doit éveiller plus de soupçons.  Emmanuel Grégoire * et  Jean Schmitz ** 4    notent  que  « Plus récemment, un second type de réformisme proche de l’islamisme bénéficia de l’aide  directe  des pays arabes, issue de la manne pétrolière des années soixante-dix, qui rétablit des liens directs entre le monde arabe – Arabie saoudite, Iran, Libye – et l’Afrique noire, relations que la colonisation s’était efforcée de contenir. L’islamisme prône trois retours à la tradition. Doit être obtenue la purification de l’islam par la référence exclusive au Coran et à la Sunna. De même, au niveau social, sont rejetées toutes les innovations (bid’a) opérées par les confréries. Enfin, au niveau de l’État, la Shari’a doit être appliquée, aboutissant à la création d’un État islamique  à l’image de celui créé par le Prophète à Médine ».   Sic ! 

              On le voit bien. Ce que prône l’islamisme  c’est  l’archaïsme religieux émanant d’une lecture rétrograde  qui fait fi du soufisme, des coutumes africaines et de la modernité. Il se trouve que l’islam africain est foncièrement confrérique  parce que  représenté  par  une classe maraboutique  soufie qui s’accommode  des coutumes africaines et convoite les bien faits  de la modernité. Comme le mysticisme paye beaucoup en Afrique, les marabouts  charment   la population par  un occultisme  cynique  à relent  religieux hérité du paganisme africain. Dans leur ‘’ bid’a ’’ (pratique contraire à l’orthodoxie islamique),  ils demeurent  les saints incontestés de la masse populaire africaine  tandis que l’islamisme les range du côté des  hérétiques. Ceci  fonde naturellement  l’islamisme à ouvrir les anciennes  voies  du jihad en terre africaine.         

                C’est ce à quoi nous assistons  présentement dans le désert du Sahara. L’Azawad (le territoire) que revendiquent  les Touaregs du Mali relève d’une  volonté de  remise  en  fonction des   ‘’ fuseaux méridiens des échanges transsahariens ’’  à  la  différence  cette fois que , des pick – ups redoutablement  équipés  d’arsenaux  modernes  de guerre  remplacent   les ‘’ vaisseaux ’’ anciens,  les dromadaires. La menace est donc imminente à la porte du désert. Elle a en joue  l’Afrique subsaharienne. La  disposition des africains  comme le dit Ibn Khaldoun dans [Prolégomènes 1 : 310 ]  à  ‘’  s’habituer  facilement à la servitude ‘’ ne doit pas avoir raison de nos élites dans la défense de la sécurité  continentale. Or l’islamisme, par des canons religieux instrumente dans le corps social la    classe  maraboutique  à parasiter l’appareil d’Etat. L’exemple de la crise politique au Mali  est assez édifiant à cet effet.  

               Au total il est admissible d’avancer que ce qui est véritablement en  jeu c’est la nouvelle grille de lecture  des relations  afro  –  arabes. L’axe des fuseaux méridiens des échanges transsahariens, par des  rapts, des razzias, des  castrations a nourri les réseaux  esclavagistes, parasité et détruit le code traditionnel de reproduction des civilisations de l’Afrique subsaharienne. Une nouvelle échelle de valeur, l’islam,  s’imposa sous la menace du sabre scindant le corps social en pie et impie. A l’acte, l’on se rendit compte de  la schizophrénie d’une classe maraboutique relai de l’islamisme, qui, défendant  sournoisement des intérêts arabo – musulmans cautionne de manière  cynique  la mutilation forcée d’humbles citoyens sous le prétexte d’une Loi islamique (Charia ) qui faute de faire l’unanimité dans les  pays arabes, s’exerce sélectivement avec une forte dose d’hypocrisie  sur des sujets privés de liberté civile dans univers de désert. Les musulmans d’Afrique et l’élite africaine ne doivent pas être dupes. «Le bonheur véritable d’un peuple ne souffre pas de compromis » disait Kwame  Nkrumah dans Le consciencisme  à la page 126. Le paraphrasant,  la question reste pendante : n’est – il  pas beaucoup plus facile au chameau de passer, bosse comprise, par le chas d’une aiguille, qu’à   l’idéologie arabo – musulmane de se départir de son caractère inhumain ? 

___________________ 

  *  Directeur de recherche IRD, laboratoire « Sociétés du Sud et développement ».**  Chargé de recherche IRD, Centre d’études africaines. 

 1  [Monod, 1967] cité par Jean Schmitz, Autrepart (16), 2000 : 119. 

  2 Histoire générale de l’Afrique  Études et documents    7, Unesco 1984, version électronique p.12

3   idem p.114  Autrepart (16), 2000 : 13   

   

      

  

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