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Afrique – monde arabe : L’histoire à rebours sur le continent africain

février 16th, 2013 by educsociete

Tous contre l’islamisme

diakitdian@yahoo.fr

« la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte […] d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes » (Prolégomènes 1 : 310).

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A rebours du peu  d’orgueil  issu d’épopées sobres dont les rois d’Afrique noire  ont pu nous  glorifier, il  appartient à la jeunesse africaine  de ce 3ème millénaire de  porter vivement le flambeau de la Nouvelle Afrique par la construction d’un univers moderne et harmonieux  fondé sur « la  civilisation  de l’universelle ».

Le continent en a besoin. Les deux premiers millénaires lui ont échappé. C’est l’Occident et l’Orient qui en ont profité.  Ils y ont pu produire deux   systèmes de valeurs  qui ont  largement fait référence dans  le reste du  monde : le christianisme et l’islam. Deux religions qui leur ont servi de vrais  laboratoires  culturels  de même que de  puissants  appareils  idéologiques permettant de décrypter le monde dans les deux sens : physique et métaphysique. Les deux  productions ont   atteint un niveau de synthèse jamais égalé  qui s’est traduit   par leur expansion fulgurante aux quatre coins du monde.  L’Afrique,  prise en tenaille  entre l’Europe  et le monde arabe  ne fut pas épargnée. Elle  en reçut  les rais   de lumière nécessaire à  l’éclairage de  chaque recoin sombre de son système de pensée traditionnel. Successivement,  elle accueillit l’islam au xie siècle sous  le sabre des almoravides  qui détruisirent  Ghana,  le plus grand empire africain d’alors ;  puis  le christianisme  dans la douceur de la violence symbolique  telle  que sait l’administrer l’école (cf. Le Monde s’effondre  de Chinua Achebe, 1958)

Ayant perdu une part essentielle de sa religion traditionnelle, le Noir est devenu culturellement hybride, prototype de « la civilisation  de l’universelle »  si chère  au poète Sénégalais Léopol Sédar Senghor (cf. Liberté III).  A l’heure actuelle et toute hypocrisie à part, un  Noir est un bon musulman , un bon chrétien et un bon animiste tout à la fois. Etant  chrétien ou musulman,  il continue de chérir discrètement, avec nostalgie,  le petit autel familial du coin de la maison qu’il charge d’apaiser  avec ferveur son  angoisse existentielle. A défaut,  il s’attache  à prix d’or les services d’un traditionaliste pour arriver à ses fins. L’exemple concret en est le cas des lutteurs sénégalais  qui ne s’offusquent pas d’y recourir dans l’arène devant tout le monde,  avec tout le rite nécessaire, pour vaincre leurs adversaires  du jour. Le même constat peut se faire dans la pharmacopée traditionnelle où le tradipraticien  supplée  le  médecin dans le quartier. Cette attitude résulte d’une symbiose issue de l’adaptation de ces religions monothéistes au contexte animiste. Mais les  religions ont  leurs  cultes  et leurs  rites exclusifs  leur permettant de remplir leurs fonctions ontologiques et eschatologiques dans la société. Ce faisant chaque adepte cherche du côté de sa religion l’harmonie  existentielle nécessaire ici  - bas  et  le paradis espéré dans l’au – delà.  Mais les contingences  de  la vie présente  n’arrangent  pas bien  les choses pour tout le monde.  Alors sans apostasie, il arrive qu’on se tourne vers un culte ou un rite  étranger à sa religion  dans  l’espoir d’y  trouver la  solution d’un problème  personnel.  

Ce pragmatisme est caractéristique de l’islam africain. On  se montre  musulman sans être orthodoxe.  On peut mener une vie débridée et servir d’exemple de droiture à d’autres par le discours. Promptement, la ferveur religieuse se note par  la vigueur du folklore qui l’entretient. On est laïque, libre  et démocrate,  mais fervent musulman : seule  l’apparence  et  le  discours compte. Pour tout dire, il est loisible de constater que le Noir,  d’une manière générale,  vie un islam paisible, malléable à volonté,  aux antipodes du fondamentalisme religieux. Cependant, on doit à  la vérité  de dire que  les arabo – musulmans  font  moins que  les Africains en islam   en raison de la sècheresse de leur cœur et  la tartuferie  qui  caractérise  leur foi.  Habiles  à  proclamer  avec fracas  la Charia sur  tous les toits,  ils  mènent en privé une vie d’impie (une député d’un pays arabe, musulmane  de surcroît,  a osé proposer à l’Assemblée nationale de son pays le vote d’une loi autorisant l’achat  d’esclaves sexuelles à leur mari  dans d’autres pays). Au Mali  les  islamistes qui brandissent le Coran  le jour,  se font un honneur de violer les jeunes filles la nuit (cas de  viol  à Gao au Mali).  Une approche  sociologique de  l’islam tel qu’il est  vécu en Afrique noire en parallèle avec  son correspondant dans le monde arabe est nécessaire pour comprendre certaine réalité touchant à la pratique de l’islam des deux côtés.  Elle serait révélatrice  si   les sociologues africains daignaient  y accorder un intérêt. Mais , que dire quand la sociologie se sclérose sur les plateaux de télévisions dans la gamme  des explications possibles  de  faits  anodins au lieu de servir de lorgnette à la politique face aux grands défis sociaux ?  Misère !

Bien miséreuse est la posture des intellectuels africains, qui, face à  l’offensive symbolique intégriste des arabo – musulmans,  se morfondent du haut de leur chaire  dans les  facultés,   craignant écorcher le sentiment  religieux de  la masse populaire. Ce faisant, ils se compromettent dans une attitude de défaillance qui laisse le champ libre aux constructions pseudo-savantes islamistes  à coloration machiavélique. Cette attitude laisse la masse, s’engouffrer dans un obscurantisme sans nom du fait de la vacuité culturelle. N’ayant pas de soutien symbolique fort, la masse populaire    débridée, laissée à elle – même sans espoir, dans un état d’esprit douillet s’illumine, innocemment, aux reflets des périphrases religieuses. Il n’y a  qu’à interroger l’histoire récente,   sur le   rôle qu’a joué dans le passé,  les intellectuels africains  dans la lutte pour l’indépendance  afin de  se convaincre  de la  démission  de ceux d’aujourd’hui  sur le terrain vaseux  de la contre offensive symbolique vis-à-vis  de l’islamisme.     « A quelque chose, malheur est bon » ! L’insécurité des Noirs à la lisière du  Sahel  les fera sortir  de leur torpeur.

De toute façon, le rêve n’est plus permis avec l’idéologie arabo – musulmane. Nul ne dormira plus à poings fermés sous le drapeau noir au couperet blanc sous le nom sublime de Dieu  Créateur  de l’Univers, le miséricordieux. L’antinomie  symbolique véhiculée par ce drapeau est trop forte pour passer inaperçue.   Seul l’impie sait  bien correspondre, subtilement,  un dessein sournois  à des  volontés  divines. Il est loisible à toute association de malfaiteurs, par construction utopique,   de se  créer une bannière  sous le sceau de la sainteté pour berner des coreligionnaires. L’histoire des peuples est faite de luttes de positionnements idéologiques et géographiques qui n’ont jamais ignoré la suprématie des constructions symboliques dans la mise en œuvre des desseins inavoués. Les tribulations des jihadistes   du 3ème millénaire ni n’émeuvent ni ne trompent  plus personne. Qu’ils continuent  à se faire déchiqueter avec leurs propres ceintures  explosives sur chaque mettre carré de la terre, ils trouveront toujours une population riveraine  qui ramassera, en riant, les débris de leur corps en lambeaux, pour les placer  sur  une charrette tirée par un âne : ultime déchéance ! Et après, le soleil brillera encore de plus beau sur les baies et certains  iront même à la pêche. Allégresse !  

Oui allégresse pour la jeunesse Noire de ce 3ème millénaire : les tigres de  papier,  ça se déchire ;  plutôt,  ça se déchiquète en tous lieux. Il ne fait pas de doute, nous ne transigerons pas sur la ligne de front géographiquement bien délimitée !  Les crocs acérés des enturbannés se casseront net sur  les rocs noirs à la lisière  du Sahara. L’Afrique noire  toute entière  debout, les vieux, les femmes, les  hommes  et les jeunes,  se feront un honneur de prendre leur revanche sur l’histoire aidés  en cela par l’occident sous la  lumière éclatante de la  Statue de la liberté. Alors, le monde brillera  encore de mille feux. Qui dit mieux ?·        

  •  Au-delà de la Grèce, par l’Iliade et l’Odyssée,  Homère  a restitué à l’Occident  entière son âme. Elle s’en est glorifier et la flamme ne s’est jamais éteinte. Aujourd’hui, dans la main de la Statue de la liberté en Amérique, elle continue d’éclairer le mode de plus belle  sous le magistère de Barack Obama, ‘’l’Enfant noir ‘’.      
  •   L’Île des esclaves (1725),  est  une construction littéraire comique  de Marivaux, une utopie  où les esclaves se rebellent contre leurs maîtres qu’ils  soumettent à des ‘’cours d’humanité’’ forcés.  L’occasion ne peut être  plus belle pour nous, Noirs,  de revendiquer  aujourd’hui la réalisation de cette île, parodie de l’Afrique noire si l’on se réfère au livre de  Tidiane Ndiaye (cf. Génocide voilé, 2008, de Tidiane N’Diaye). Nous avons le devoir historique de le faire pour plusieurs raisons : 

   Primo : nous avons trop souffert de l’emprise insidieuse  de l’idéologie arabo – musulmane sur notre conscience. Ceci  explique en partie notre retard sur le reste du monde.

  Secundo :  notre fond  culturel, l’animisme, qui  repose sur le primat de la vie, la sacralité de toute vie (cf. Charte du manden),  n’a rien à voir avec une ‘’culture de  cercueil et d’horreur’’ propre au monde arabe qui fait circuler du matin au soir des bières  portées par des hommes en pleurs suivis des femmes portant  le deuil.

    Tertio : l’islamisme, lame de fond culturelle arabo – musulmane, est un concept  traditionnel frontal et totalitaire par rapport aux autres cultures du monde à l’heure où l’on parle de village planétaire.

  Pour ces raisons et pour d’autres l’Afrique a le devoir de marquer, justement,  son entrée dans l’histoire par la déconstruction de l’idéologie arabo – musulmane sur tout le pré carré africain. Ceci peut être renforcé au niveau populaire par le boycott des intérêts  arabes dans l’Afrique au Sud du Sahara. Notre continent a besoin plus de développement que de cercueils. S’agissant du développement,  nous n’avons rien à apprendre des arabes. L’Occident en a montré la voie royale sur tous les plans, elle qui fait tout pour les humaniser  bon gré,  mal gré (L’Île des esclaves, ne saurait jamais voir le jour dans un univers où les cœurs sont durs comme la pierre).  

De la position stratégique qui est la sienne, incrustée entre l’Occident et l’Orient  comme l’est Israël au Proche – Orient,  l’Afrique jeune revendiquant ‘’la nouvelle négritude (la renaissance africaine du 3ème millénaire)’’ a le devoir impérieux de couper les racines de  l’idéologie arabo – musulmane sur le sol africain. A l’image d’Israël, notre allié de conditions  qui fait si bien le travail qui l’occupe au Proche – Orient,  l’Afrique du 3ème millénaire  a le devoir de faire plus ne serait-ce que pour la sécurité  intérieure de ses enfants. Dans la logique de cette voie, la proximité religieuse est superflue  sachant que pour un arabe un Nègre est un Bilal, un esclave.

Dian Diakité _ Thiès.                               diakitdian@yahoo.fr

                                              

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