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La ”phagocytose” de l’islam arabo – musulman par l’islam noir d’Afrique.

janvier 26th, 2013 by educsociete

 Tous contre l’islamisme

diakitdian@yahoo.fr

L’histoire reconnaît à l’islam  d’avoir transformé des siècles de barbarie du monde arabe en  une civilisation très brillante qui s’est servi  aussi de l’épée pour prendre racine dans beaucoup de  contrées  notamment celle africaine.  Sa verve  de conquérant  fut relayée par des soutiens locaux  acquis généralement , par la coercition,   à la prégnance  de valeurs symboliques  suprêmes  mais arabo – musulmanes  dans lesquelles   le ‘’nègre’’  n’est que esclave soumis,  par inertie,  à son ‘’maître’’  comme  un   mort l’est  entre les  mains de son laveur.  Dans une telle situation  le besoin  se fait sentir , avec  urgence,  de  réanimer  la sagacité du musulman africain  en proie à la hargne calamiteuse  de la   religion   qu’il a  embrassée    et incorporée   à son mental  sous le fil de l’épée. 

Les 5 ou 6  siècles  de  traite négrière  transatlantique dont nos manuels d’histoire sont si friands  n’égalent  en rien les 14 autres siècles précédents  de celle transsaharienne. Du côté  de l’atlantique l’esclave Noir a subi  toutes sorte de brimades et d’humiliation.   Certes son maître avait le fouet dans une main et le fusil dans l’autre mais il ne s’est jamais attaqué  à son gène en le castrant. Conséquence : des communautés  Noires  ont pu prospérer outre atlantique et  prétendre  à  la défense de leurs  intérêts,  aidées en cela  en amont, par une frange de la population blanche abolitionniste conduite par   Victor Schoelcher.  En réalité «les plantations de canne n’étaient pas des abattoirs : elles fonctionnaient selon un système de travail fondé sur l’exploitation et l’oppression, auquel les esclaves s’adaptaient et contre lequel ils luttaient tout à la fois. Même dans les pires d’entre elles, ils réussissaient à former des communautés, à limiter les aspects les plus déshumanisants du système, à établir des réseaux de communication, à développer une vie spirituelle et à transmettre des cultures naissantes ». (cf. Transmission culturelle, par Steven Hahn, Le Monde diplomatique— mai 2006 — Page 21) 

 Paradoxe sans  équivalence du côté des  arabo – musulmans  chez  qui  le couteau à eunuque est  resté, lâchement ,  l’objet symbolique de leur puissance funeste sur les  malheureux enfants  noirs  qui  tombaient entre leurs mains souillées de sang d’innocents.  «  Ils (les Arabes) allaient souvent de contrée en contrée, le Coran dans une main, le couteau à eunuque dans l’autre, menant hypocritement une ‘ vie de prière ‘ » mentionne  Tidiane N’Diaye dans Le Génocide voilé, (2008 : 9). C’est une preuve de la barbarie arabo – musulmane qui trouve  justification chez  Ibn Khaldoun, auteur arabe du 15e siècle : « la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte […] d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes » (Prolégomènes 1 : 310).    En foi de quoi  tout nègre  est réductible à l’esclavage, tout Noir est un Bilal potentiel  (l’eunuque noir le plus représentatif de sa race dans l’islam).  

Maintenant que l’irrédentisme arabo – musulman refait surface, sournoisement, dans le but d’une seconde expansion arabo – musulmane  portée par l’islamisme  afin de  reconquérir le ‘’ Bilâd as – Sudân’’, le Pays des Noirs, il s’avère nécessaire de retourner la conquête sur leur espace vital et d’anéantir leur logistique symbolique. A cet effet et  impérativement , il importe de positiver la mémoire de  Bilal en la portant  en  étendard  pour  galvaniser  la jeunesse africaine Noire de ce 3ème millénaire dans sa revanche sur l’histoire de nos rapport avec le monde arabe en général.    Mieux,  la jeunesse  Noire  a l’obligation aujourd’hui  de mettre la bride aux prétendues valeurs islamiques qui ne lui correspondent pas : l’irrévérencieux  fondamentalisme religieux dans un monde  de diversité et de liberté. Elle doit, avec force et détermination, déterrer et rajeunir  la négritude militante pour phagocyter le virus arabo – musulman : l’islamisme. Au vu des foyers de tension actuels  en Afrique (Soudan, Nigéria, Mali, Somalie) soutenus  peu ou prou pour ne pas dire entièrement et de manière  cynique par une doxa arabo –musulmane,  le devoir appel la jeunesse africaine  à la déconstruction systématique de l’hypocrisie islamiste.  L’enjeu est de taille d’autant plus que ceux d’en face ne pourront  jamais se départir de leur attitude atavique contre l’avènement d’un monde meilleur. Hier, avec le Coran, le couteau à eunuque, et le sabre ils se disaient plus proches  de Dieu ; aujourd’hui encore avec le Coran,  la kalachnikov et les ceintures explosives,   ils  tiennent le même langage.  Là où les vrais serviteurs  de Dieu procèdent par amour (toutes les religions confondues enseignent que Dieu est amour, bonté et paix, miséricordieux ), là – bas  ils abreuvent la terre de sang, butin de leur héroïsme barbare.   L’erreur nous serait  fatale d’amalgamer  sur les  intentions  réelles des arabo – musulmans  sur le ‘’ Bilâd as – Sudân’’, le Pays des Noirs. Nous sommes en train d’assister à la ronde des   loups  autour de la bergerie…  

Nous  les Noirs, si prompts à compatir  à leur malheur lorsqu’ils croulent sous les bombes de leurs  propres  frères (Syrie) ; lorsqu’ils sont trainés dans la boue par Israël au Proche – Orient (Palestine); lorsque qu’ils sont en proie à l’humiliation  internationale au Moyen – Orient sous l’aval de l’ONU (Afghanistan), nous devons aujourd’hui rire de leurs  malheurs  aux côtés des Israéliens  leurs  ennemis jurés. A juste titre. Les gens du  monde civilisé  viennent  tout le temps  visiter au Sénégal la Maison des esclaves à Gorée, comme pour se donner une bonne conscience. Parmi eux y a – t – il un seul  arabe ?   Qui a jamais entendu un arabe s’offusquer de l’atteinte aux droits humains visant des Noirs par le fait de l’islamisme ?  De par le monde quel Arabe s’est indigné de   l’application féroce de la « charia »  dans  le  ‘’ Bilâd  as – Sudân’’  notamment au Mali ?  Même ce machin de l’Organisation de la Conférence islamique s’est tue sur l’invasion du Mali par les hordes islamiques.   Non, même musulmans, nous n’avons rien à voir avec ces gens - là dont l’horizon culturel s’arrête net devant « le Harem et les cousins » (livre éponyme de Germaine Tillion). Dans cet univers de bédouin, les cœurs sont désertiques  et  tout s’y analyse en terme de ‘’harem’’ et de ‘’cousins’’.   Quelle place peut occuper un Blanc ou un Noir du monde civilisé  dans un  ‘’ harem’’ alors qu’il n’est n’y frère ni ‘’cousin’’ ? 

L’histoire est superflue si elle ne nous renseigne pas  réellement sur nos intérêts  immédiats et prochains. Curieusement, la banalité peut  constater que Juifs et  Noirs ont eu une identité de traitement dégradant dans l’histoire. Ils ont connu l’esclavage ;  nous en avons enduré 14 siècles. Ils ont connu le génocide ; nous en avons été l’objet sous le couteau à eunuque, nous en souffrons encore au Soudans. Il a existé une « question juive » ; il se présente aujourd’hui avec acuité une ‘’question  Noire’’,  non par rapport au monde civilisé dont les fils meurent à nos côtés ou à notre place (au Mali par exemple) en  nous sauvant la vie, mais par rapport à   l’irrédentisme des ‘’Harems’’ et des  ‘’cousins’’. Il existe bien une communauté de destin entre l’Afrique Noire et l’occident : la négritude de Senghor ne lui a pas empêché de s’enticher d’une blonde française ; le mariage entre Blanc et Noir est ancré dans les mœurs sur la terre des Hommes  sans l’être dans les  pays arabes.   Cette communauté de destin donc, plus qu’un ciment, est un vrai challenge de sécurité et de  stabilité des Etats situés sur le corridor islamiste sahélien. Que ce soit à l’ONU et partout dans le monde, nous  Noirs, nous devons nous montrer solidaires  de l’Etat d’Israël qui ne nous a rien fait. Autant  Israël a la conscience de son  rôle dans la sphère qu’elle occupe : maintenir l’angoisse chez les méchants. Autant les Etats africains, au sein de la  CEDEAO,  de l’UA et des autres Organisations continentales,  doivent se départir du  complexe  religieux   pour  dévisager l’ennemi et crever l’œil du cyclope en Afrique noire. C’est loin de l’utopie ! 

Par Bilal nous sommes, de fait,  sociétaires de l’islam. Par le poids de notre communauté dans cette religion, nous y avons un droit de regard sur notre continent. Il s’impose de la reformer et de l’adapter à nos vues. Il est légitime de produire notre part de discours qui rétablit la mémoire de  Bilal face aux arabo – musulmans. Il existe une archéologie du discours religieux. Celle des arabo – musulmans s’est construite à notre détriment sur le constat que  « la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude » (Prolégomènes 1 : 310). Il s’agit de la déconstruire maintenant. En voilà de la matière pour les intellectuels africains qui doivent apporter à Ibn Khaldoun les démentis de l’histoire. L’épopée de Bilal demande une réécriture sous la plume de ses frères de race. Pour tout ce qu’il a enduré aux premières heures de l’islam,  son nom mérite célébration sur le continent. L’Afrique doit  travailler à la vulgarisation de textes  fondateurs produits sur le continent (charte de mandé par exemple …). Il y a lieu  de mettre un bémol à la coopération arabe en Afrique  (les fonds arabes, cyniquement,  remplissent la fonction du couteau à eunuque). Il incombe à nos valeureux guides  religieux,  en la funeste mémoire de Bilal,   de développer    un anti – islamisme d’avant-garde par la promotion d’une théologie africaine de rédemption.  L’institution scolaire peut aider à cela.  Une conscientisation ardue sur la renaissance musulmane noire s’impose. Il  lui faut un axe et un contenu. Chaque  Africain se fera  un point d’honneur d’y apporter  sa modeste contribution. Il  s’agit d’une question d’existence : être  ou ne pas être. 

Mais les arabo – musulmans se trompent de siècle et d’espace, d’où leur innocence réelle.  Ils ne sont pas sémiologues de l’histoire.   Ce qu’ils appelaient le   ‘’Bilâd as – Sudân’’ n’existe plus ;  ils le regrettent  amèrement. Ce qu’ils  craignent les engloutira ; ils n’y pourront rien.  Dieu n’est pas  avec  les méchants, c’est connu !  L’Afrique a  déjà  conquis  irréversiblement sa liberté.  Elle mène aujourd’hui  la  bataille  du  développement  dans la laïcité, la  liberté et la  démocratie, rien n’y  fait.   Les foyers  de tentions existants   sont des reliquats  qui   attestent d’ailleurs   de son progrès pour un monde meilleur.  De la même manière qu’elle a délivré l’Afrique du Sud de l’apartheid, de la même manière elle aura raison des arabo – musulmans du Soudan. Cela prendra le temps que ça  doit prendre,  peu importe.    La  vague africaine  déferlante emportera les arabo – musulmans, rien n’y fera. « Les   civilisations sont mortelles »,  disait Paul Valery.  Celle  arabo – musulmane   a  depuis   longtemps entamé son déclin i-né-luc-table.  Elle n’est plus   que  l’ombre d’elle – même : un fantôme qui cherche à épouvanter. Voilà  ce qui explique ses gesticulations suicidaires aux quatre coins du monde. La science enseigne que l’adaptation a été une condition sine qua non de la survie  dans la  nature. Faute  de  comprendre cela  les arabo – musulmans ont noyé leur cote  de sympathie  dans le sang  qu’il  continue de  faire  gicler,  partout   à travers  le monde  sous le couvert de l’islam.  Les déboires de leurs civilisations ont fini de les rendre répugnants. Conséquence : chinois, japonais et d’autres  arrivent à  soutenir le  développement en  Afrique sans autres formes de procès.  L’Afrique requinquée, ira dans un avenir très proche porter la laïcité, la liberté et la démocratie dans   les   palais royaux. Sur ce plan la Tunisie en à donner le ton. Le reste du Maghreb  suivra inlassablement. Ce sera la débandade au palais du roi. Qui dit mieux !  Loin du délire, c’est ce que les faits donnent  à  lire.   

Dans le désert, les cœurs sont de gré.  Mais il y a lieu de s’apitoyer sur le sort de la jeunesse arabo – musulmane  quand la démagogie, le népotisme et la concussion  politique ne lui offrent  aucune chance de survie dans son propre pays :  Les femmes sont lapidées devant  les siens ; les hommes sont flagellés ou démembrés devant le ‘’harem ‘’du ‘’cousin’’ ;  chaque jour la mémoire s’imprime d’actes de violence et de vendetta qu’on croit universelle.  Dans ces conditions, il est bien préférable de se transformer en torche vivante  pour en finir avec l’enfer terrestre et  espérer le paradis de l’au – delà.  L’erreur de cette jeunesse malheureuse vient du fait qu’elle ne sait  pas que le paradis existe sur terre. Mais qu’il se construit à la main comme le boulanger fait le pain. Il faut seulement y penser et le vouloir. Il est synonyme de liberté et de droits humains, d’accès aux biens sociaux de base,  de participation à la civilisation universelle. Dans les conditions du désert, il nécessite de faire du ‘’harem’’ un bazar.                   

Au total,  une lecture des actes que posent quotidiennement les arabo – musulmans sur l’échiquier mondial montre concrètement leur intention sournoise et  malveillante  en  direction de tout   l’Occident en général et de l’Afrique noire en particulier.   Voulant faire d’une pierre deux coups,  ils forcent  l’islamisme  occuper la coalition  internationale    au Moyen – Orient et au Proche - Orient  pour avoir les coudées  franches   au Sud du Sahara   où ils  font faire  aux ‘’Badawi’’ (habitants  du désert en arabe, bédouins) maghrébins le sale  boulot désiré : l’annexion  des Etats subsahariens   au domaine maghrébin.  Pour atteindre cet objectif,  ils usent de la proximité religieuse  dangereusement renforcée   par  l’innocence des marabouts locaux acquis à leur cause. A terme, ils comptent  empêcher , avec la réalisation de ce projet  utopique,  la mort inéluctable programmée   de leur civilisation   par  la  modernité,  qui fait aspirer  à la jeunesse et  à la  gent  féminine  arabo – musulmane,  les  délicieux fruits de la liberté qui se cueillent  amèrement sur les branches de la laïcité et de la démocratie.  Comme les jeunes et les femmes du désert Arabique et maghrébin,  longtemps claustrés dans le ‘’harem’’  de  leur ‘’cousin’’,    désirent  aujourd’hui  accéder  coûte que coûte à ces fruits interdits,  c’est l’angoisse et la débandade dans les Palais royaux. Pour chasser maintenant cette  angoisse, mollahs  et barbus cogitent des projets fallacieux  fondés  sur l’islamisme armé en vu d’occuper la jeunesse désœuvrée  qui menace leur quiétude.  Ils les envoient se détruire un peu partout dans le monde, et actuellement au Mali,  pour avoir la paix dans le ‘’harem’’. Mais, ils se doutaient (ce qui caractérise encore l’innocence des arabo – musulmans)  que  l’étincelle du Mali misse  le feu  à  tout le  sahel  jusqu’au désert, laissant dire aux  Maliens :  merci la France ! Bravo Hollande ! Vive l’Afrique noire ! Vive  les Africains ! 

Dian Diakité _ hersent _ Thiès

diakitdian@yahoo.fr




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