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LA ”MENDICITÉ” PRIVÉE DANS LE PUBLIC.

avril 18th, 2017 by educsociete

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Les petits mendiants des artères des grandes agglomérations urbaines, l’éternel pot de tomate évidé à la main recevant l’obole, seraient-ils les boucs-émissaires d’une pratique juteuse reprouvée, mais très répandue sous des formes diverses : la mendicité ? Un fait le laisse croire. C’est la saturation sur les bureaux des services publics comme privés des cartes ou lettres intempestives de demande de soutien aux manifestations de toutes sortes : publiques ou privées, laïques ou religieux, des plus anodines même.

Tendre la main de l’indigence ou de l’espérance pour recevoir la pitance du matin ou du soir est socialement reconnu : « Dieu reconnait et rétribue les actions qui lui sont destinées en vrai ». Mais, ce que des enseignants à la retraite ont fini par formaliser comme obligation générale sous le couvert de leur structure scolaire privée, est tout autre chose qu’un renouvellement annuel d’allégeance confrérique (‘’ ziara’’ annuelle). Écumer les lycées par des demandes insistantes de soutien exigé pour effectuer une (sa) ‘’ziara’’ annuelle, cette forme de quête inconsidérée, presque mercantile, de lobbies religieux, dans l’unique intérêt de son école n’est ni plus ni moins que de la mendicité normalisée.

Mérite indifférence, une école privée qui inclut dans ses dépenses ordinaires les soutiens aux ‘’dahiras’’ ou aux ‘’ziaras’’. Cependant, si elle passe outre mesure à faire du porte - à - porte dans les établissements publics pour racoler, cela devient de la mendicité : cette solution de facilité, ‘’la clef passe - partout ‘’. La morale qui rejette la mendicité chez des enfants en situations difficiles, doit – elle l’admettre chez des adultes profiteurs ? L’école, creuset des valeurs éthiques, ne fait pas dans la libéralité au risque de préférer la marginalité à la normalité. Ce que récuse la sagesse ; ce que refusent les sages.

Kocc Barma, vivant, refuserait d’associer son nom à des pratiques peu élogieuses. Mieux, il aurait marqué symboliquement son refus par une touffe de cheveux supplémentaire pour édifier la population.

mailto:diakitdian@yahoo.fr

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CE QUE DIT L’ELEVE DE SON MAITRE PAR INDULGENCE.

février 13th, 2017 by educsociete

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« […] Ce mini travail de recherche effectué par ses élèves souleva d’honneur le  cœur de Tacite. II organisa à  leur intention  une collation étendue au reste  de la classe.  Les élèves s’épanouirent dans une atmosphère de fête,   remercièrent leur maître de sa gentillesse  et lui  exprimèrent  leur souhait de participer à d’autres études encore. Dany en eut une gaité de cœur en refermant La Fourmilière ».

Par un autre moment il l’ouvrit : « […] Les enfants sont adorables parce que tout  naturels. Les adultes sont spécieux parce que artificieux dans l’âme. De leur  jugement immaculé, les enfants appréhendent un monde sans tâche. Lumière, ils chassent de leur environ les ombres obscures émanant  des constructions sociales abjectes  des adultes. Sans mentir, ils se dévoilent. Sans précautions, ils se  laissent  prendre aux jeux. Volontaristes, ils se montrent  spontanés et gais. A la limite, ils ne s’embourbent pas de paradoxe pour manifester  leur égo : ils aiment ou n’aiment pas ; ils veulent ou ne veulent pas ; ils acceptent ou n’acceptent pas… Les codes de conduite   étriqués des adultes les dégoutent même. Ceux – là usent à volonté de facéties, de masques caractériels, de façade morale, de subtilité langagière pour voiler leur impertinence en faisant baisser un  rideau de fer sur leur cœur de forge. A l’opposé, de cœur, les enfants l’ont simple. Tacite, comme d’autres, en  a  pu juger dans sa carrière d’enseignant. Lui, qui n’a jamais perdu l’heureuse estime de ses élèves,  expression de leur  indulgence  collective  ou  individuelle, année après année, moulée souvent dans des  textes de leur construction à la pareille:

« Bonjour Monsieur,
C’est nous tes élèves. Nous te souhaitons une bonne fête de Noël à toi et à ta famille. Tu nous prends comme tes propres enfants. Tu es très gentil et c’est pour ça que nous avons écrit  cette lettre pour te dire combien nous sommes fiers  de toi».

Étant de la société, les enfants  aiment communiquer pour  s’ouvrir au monde et  à leur environnement immédiat. Ils veulent   exprimer leurs  ressentiments.  Naturellement, ils le font ;   à l’oral ou à l’écrit s’ils le peuvent. C’est là qu’il faut chercher la  raison de leur  lettre   à Tacite, leur maître. Elle  a  le mérite de poser la question de la socio-affectivité en milieu de travail. Le lien qui unit l’élève à son maître est corrélativement le même qui rassemble les personnels d’un même service. Il se décline de manière  triangulaire en termes de demande  exprimée  par un corps social; de tâche à exécuter pour satisfaire cette  demande;  et d’opérateur  pour mener à bien cette  tâche. En milieu scolaire le besoin de l’élève est psychopédagogique et   socio-affective.  La tâche demandée est une action éducative aux moyens des enseignements-apprentissages veloutés de charges socio-affectives réelles. Cette tâche est dévolue à l’enseignant appelé à le dérouler de façon managériale de sorte que la relation enseignant / enseigné permette à l’élève de s’épanouir.   Donc, satisfait de leur maître, les enfants se sont fait une exigence de le lui témoigner : l’élève est indulgent par nature à l’égard de son maître. L’indulgence est le lien d’or sur lequel se fonde l’aura du maître à penser. Cela, Socrate  le sait. Candide  l’a vécu. Jacques le fataliste en a fait les frais.  Achevant  ces lignes,  Dany hocha la tête et referma La Fourmilière. »

SUIVEZ…  sur educsociete.blogvie.com : Les maîtres à penser, maîtres des jeux possibles.

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KORAS ET BALAFONS AUX ‘’LIONS DU SÉNÉGAL’’ ET POUR CAUSE :

janvier 16th, 2017 by educsociete

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KORAS ET BALAFONS AUX ‘’LIONS DU SÉNÉGAL’’ ET POUR CAUSE :

Ironie du sort !

L’élève Cissé Aliou de Kasperzack
A battu par ‘’K O’’ son maître
Kasperzack Henri.
Hi hi hi hi ! Ha ha ha ha !

‘’Pincez tous vos koras’’,
Frappez tous vos balafons.
Les ‘’Lions rouges’’ ont rugi
Au Gabon,
A Franceville,
Ce soir.

En dompteur:
De la brousse,
Du sahel,
Du Sahara,
De Tunis,
De la Tunisie.

A Franceville,
Ce soir,
Au Gabon.

Vive les ‘’Lions du Sénégal’’
Vive les ‘’Lions de la Téranga’’

Hi hi hi hi ! Ha ha ha ha !

E.mail: diakitdian@yahoo.fr

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LYCEE DE MEDNA FALL : LA RONDE AUTOUR DU POSTE D’INTENDANCE.

novembre 7th, 2016 by educsociete

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LYCEE DE MEDINA FALL : Les postulants à l’interne au poste d’intendance au Lycée de Médna Fall ont été tous court-circuités: un Intendant vient d’être ”parachuté” dans le lycée. Le poste était vacant depuis Décembre 2015. A suivre…

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LA GRANDE DÉMONSTRATION SCIENTIFIQUE DE TACITE EN TANT QUE ‘’DIRECTEUR DE RECHERCHE’’

septembre 1st, 2016 by educsociete

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[…]
Tout chef ayant à la rigueur au moins un valet circonstanciel, celui de Cheftiet était Taali. Un jour, Cinoque qui disait en l’absence de Taali du cercle de récréation lieu habituel des manigances abjectes, ne pas s’étonner des fourberies de ce dernier, révéla que le nom Taali tenait de la tradition esclavagiste bédouine et qu’il désignait l’esclave. Vrai ou faut peu importait car les cercles de récréation des écoles, lieux des palabres des maîtres, sont réputés être de sales incubateurs de calomnies fratricides. Ce qui pouvait se voir dans la réalité était que Taali tenait auprès de Cheftiet les mêmes fonctions que tenait Cheftiet auprès de Granfched. Le même Taali, lors d’un autre cercle de récréation avait soutenu contre son patron Cheftiet que ce dernier bien qu’ayant l’ouïe d’un chat n’usait en fait que d’une seule de ses oreilles dans le traitement courant de ses affaires propres ou celles de l’école. Ce jugement rendit Cinoque perplexe. Il demanda à Taali d’étayer son propos. Taali reprit : «je veux vous faire comprendre que si vous vous entretenez avec Cheftiet, il n’accorde de crédit qu’au premier mot que vous prononcé. Si votre discours comporte un sujet, un verbe et un complément, c’est le sujet qui attirera son attention. Par contre, si votre phrase débutait par un complément, ce complément serait le point focal de sa pensée profonde. Dans la construction d’un discours, si vous inversiez l’emplacement ordinaire de l’introduction et de la conclusion, Cheftiet ne s’intéresserait qu’à la partie mise en avant. Pour me résumer, je pourrais dire sans me tromper que Cheftiet est un impulsif de premier ordre du fait qu’il s’attache toujours et seulement aux manifestations de surface, dans un contexte, ou une situation donnée. »

Un jour, Taali sans égard, rapporta à Cheftiet que Tacite gaspillait de la craie. Qu’il en offrait à tout élève qui lui en faisait la demande. Aussitôt dit aussitôt cru, Cheftiet s’arracha de sa chaise, sortit de son bureau, commença un tour des classes qui
le conduisit à Tacite. Ici, débuta un dialogue de sourd :

- je viens, avait dit Cheftiet, attirer votre attention que nous n’avons pas de craie pour les enfants.
- Je ne comprends pas, avait répondu Tacite.
- Vous gaspillez de la craie, vous ne pouvez pas en donner à tous les élèves.
- Une boite de craie dure à peu près un mois.
- Oui, mais ça doit aller au de là.
- Ce n’est pas évident.
- C’est l’évidence même.
- Qu’est – ce qui vous le faites dire ?
- Je le sais par expérience, avait conclu Cheftiet.
- Je verrai, lui avait rétorqué Tacite.»

Tacite joignit l’acte à la parole. Méticuleux qu’il était, Tacite entreprit de vérifier si Cheftiet avait bien raison. Si une boîte de craie blanche ordinaire, à l’usage, durait au - delà d’un mois. Tacite tenait une classe de CM2 organisée en groupes de travail. Il en choisit deux groupes de cinq élèves chacun pour les associer à son projet de recherche. Il commença par les briefer de l’objet et de l’objectif du projet, élabora avec eux le questionnaire d’enquête qu’ils devaient renseigner auprès des maîtres des classes ciblées dont deux Cours moyens deuxième année (CM2), deux Cours moyens première année (CM1) et un Cours élémentaire deuxième année (CE2), soit un échantillon de cinq classes sur les douze que comptait l’école de Yamar Pody. Les petits chercheurs en herbe furent chargés de la cueillette d’informations et de petits travaux de mesure, de calcul, de classement, et d’écriture. Leur engouement dénotait la volonté manifeste de leur maître de faire parler rigoureusement les chiffres pour battre en brèche la vérité toute empirique de Cheftiet.

Poussé à la formalise scientifique, même élémentaire, qui ne trouverait du plaisir à fouetter sa défaillante curiosité pour défaire les imbroglios quelconques d’une béate vérité?

Les chercheurs en herbe voulaient déterminer la consommation moyenne mensuelle en craie blanche à Yamar Pody. Leurs questions parurent sortir de l’ordinaire :

« Monsieur, combien de centimètres mesurent le bâton de craie que vous employez couramment ? Combien de bâtons de craie blanche utilisez – vous en classe dans la journée, en une semaine, en un mois ? »

Ces questions prirent les maîtres au dépourvu. Car, pour eux, l’essentiel était d’en user et d’en demander au besoin. Cela allait de soi  car barre de poussière qui s’effritait à l’usage et finissait dans l’air, la valeur intrinsèque de la craie serait négligeable si elle ne traçait pas au tableau, par nécessité pédagogique, les références symboliques à graver dans la mémoire des tout - petits; si elle ne nous servait pas de support scriptural dans l’expression effective de nos représentations. La consommation de la craie blanche à l’école élémentaire où tout, ou presque, s’écrit au tableau attire rarement les attentions. C’est ce qu’ont pu révéler les questions posées aux maîtres.

A Yamar Pody, le tableau des classes était moyennement lisse. Les maîtres se servaient, à sec ou mouillé, d’une variété de craies. Celle couramment utilisée, cylindrique, légère avec 38,465 cm3 de volume, avait 7 cm de diamètre et 8 cm de longueur. Un bâton de craie d’une telle longueur écrivait, en moyenne 20 lignes sur une distance de 140 cm. Une ligne d‘écriture faisait 9 mots d’une longueur de 12 cm chacun, en moyenne. Par la suite le constat établit que la longueur usuelle d’un bâton de craie était de 7 cm. Car, il en restait toujours un bout résiduel d’un centimètre (1 cm) environ qui jonchait le fond de la boîte de craie. Tout compte fait, et le degré de porosité mis de côté, une barre de craie écrivait 180 mots.

Après une matinée de cours, la tendance dégagée dans la consommation de la craie blanche au niveau des classes ciblées était de 5 bâtons auxquels s’ajoutait une marge d’un bâton représentant la part d’usage qu’en faisaient les élèves interrogés au tableau. En réalité, les classes ciblées consommaient 6 bâtons de craie par jour de cours, c’est-à-dire les 6 /100 de bâtons de craie contenus dans une boîte de craie. Cette consommation devait être rapportée au temps de travail hebdomadaire et mensuel qu’effectuaient réellement les classes dites traditionnelles. Ces classes travaillaient du lundi au vendredi, 5 jours effectifs, pour la semaine ; 20 jours pour le mois. En une semaine, une classe de CM 2 usait de 30 bâtons de craie. En un mois, elle en consommait 120 bâtons. Ce résultat était quasi général pour toutes les classes ciblées. II se produisait donc un dépassement de 20 bâtons sur le contenu d’une boîte de craie qui n’en comptait que 100. Arrivé à cette conclusion, Tacite écrivit un article sur la consommation de la craie blanche à l’école élémentaire et le publia dans son journal dénommé : « L’œil du praticien ». Chaque maître reçut un exemplaire de cet article, Cheftiet aussi.

Ce mini travail de recherche effectué par ses élèves souleva d’honneur le cœur de Tacite. II organisa à leur intention une collation étendue au reste de la classe. Les élèves s’épanouirent dans une atmosphère de fête, remercièrent leur maître de sa gentillesse et lui exprimèrent leur souhait de participer à d’autres études encore.

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LE TRAIN DES JOBARDS JOVIAUX JOUVENCEAUX.

juin 23rd, 2016 by educsociete

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LE TRAIN DES JOBARDS JOVIAUX JOUVENCEAUX.

Ce matin, une gare ; un sot, un fat, un niais, un train.

Le hasard faisant si souvent bonne compagnie, le ‘’Train Très Spécial (TTS)’’ faisant la navette entre Tivar Vitar a accueilli ce matin de lundi trois voyageurs hors norme. Monté en première classe, l’un s’était calé dans un fauteuil. En face de lui, se trouvaient deux inconnus qui ne se connaissaient ni d’Adam ni d’Eve.

Soudain, sur le quai un coup de sifflet. Dans  un  mouvement synchrone, les trois spéciaux portèrent ensemble leur regard sur leur montre, et furtivement. Hochant la tête, ils soufflèrent tous à la même seconde presque : « il est exactement 7 heures 5 minutes, temps universel. »
Un cornement perça le grondement nerveux de la machine. Un choc d’entraînement s’en suivit ébranlant les wagons. L’effet fut transmis aux passagers qui furent ballotés un instant, d’avant, d’arrière ; de gauche à droite. La locomotive traina dans sa cadence sa suite de chenilles  vert bleu.

Un instant. L’un des trois spéciaux plongea sa main dans son sac et en sortit un livre : « La Bruyère. Les Caractères ou les mœurs de ce siècle. » A ce geste, le second se rappela qu’il a la même œuvre sous la main, dans son sac. Il le prit. Le troisième des trois voyant que les deux premiers commençaient une lecture d’évasion, dit à la volée, « Oui, c’est vrai, lisons un peu. » Il imita le geste des deux autres et sortit son livre. C’était : « Les Caractères ou les mœurs de ce siècle. » Tous trois retrouvèrent ensemble leur distraction favorite.

Dans un élan de lecture, le premier des trois méditant une maxime de la Bruyère souffla légèrement, spontanément : « Un sot vaut trois fats. Donc un sot est plus considérable qu’un fat. » Disant cela, il ignorait que les inconnus d’en face se trouvaient à la même page, à la même ligne et que leurs yeux de lecteurs infatigables dévoraient les mêmes trainées de lettres, de mots, de phrases …

Le second des trois, interrompant sa lecture demanda au premier :
- Mon cher, mon cher, qu’est ce que vous venez de dire là ?
- Mon ami, je viens juste de dire à la suite de ma lecture qu’un sot vaut trois fats. Donc, qu’un sot est plus considérable qu’un fat.
- Non ! Non ! Non ! Monsieur vous vous êtes trompé. Il faut dire qu’un fat vaut un sot plus un niais. Ce qui veut dire qu’un fat est plus méritant.

Le troisième des trois qui suivait leur discussion des oreilles, le nez dans le livre, un crayon noir à la main, la mine quelque peu intellectuelle intervint dans le débat :

- Ma foi ! dit – il, vous passez tous à gauche ! Un niais est la somme de deux fats plus un sot. C’est en fait le niais qui est de classe supérieure.

Avec l’intervention du troisième des trois, la discussion bascula dans une sorte de cul – de – jatte discursif connu des politiciens. Ces genres de débats improductifs qui n’accouchent même pas une souris, stériles. Car, chacun y allait d’un raisonnement, l’un plus alambiqué que l’autre, focalisant ainsi l’attention des paisibles passagers du train.

Pour faire mouche avec ses arguments, le troisième des trois qui se voulait plus sérieux invita ses deux compères à se référer à la lettre de la sentence.

- Nous avons tous le livre, dit – il, avançons en coupe réglée. Que dit La Bruyère ? Écoutez : «Un sot est celui qui n’a pas même ce qu’il faut d’esprit pour être fat. » (Les Caractères. Chap. XII. Des jugements, p. 179). Un « sot est automate, il est machine, il est ressort ; le poids l’emporte, le fait mouvoir, le fait tourner, et toujours dans le même sens… » (Les Caractères : 169). « Un fat est celui que les sots croient un homme de mérites. […] Le fat lasse, ennuie, dégoute, rebute. Le fat est entre l’impertinent et le sot : il est composé de l’un et de l’autre. » (Les Caractères : 179). Et l’on tient du ‘’Petit Robert’’ que le niais est « godiche, jobard, naïf, nigaud, simple, sot, crédule, il s’accroche aux idées simples, légères, correspondant à l’idée qu’il a de sa propre personne. » Ceci revient à dire que le niais n’a pas de poids, il ne pèse pas ; il est proche, il n’est pas distant. L’horizon a lui s’arrête au bout de son nez. Or « La Bruyère » trouve que le « fat est entre l’impertinent et le sot ; qu’il est composé de l’un et de l’autre. » D’où dérive littéralement que tout niais est coiffé d’un fat avec un sot comme médaillon.

Cette démonstration de l’intellectuel surchauffa les esprits. Chacun voulait avoir raison, l’un sur l’autre. Des voix se levèrent pour les calmer, en vain. Un adepte du mysticisme religieux ambiant, la main bien accrochée à son chapelet, mais écœuré par le débat sans fin qui troublait sa jonction directe par le lien des perles de son médium avec Dieu , alla cueillir au fond du wagon, au prétexte qu’il n’entendait plus tomber le son des perles immaculées de son chapelet blanc long de cinquante centimètre à cause du bruit que faisait les trois hommes, les deux agents de sécurité affectés au wagon. Ils vinrent, les yeux globuleux, menaçant, encore rouges de sommeil. Le port vestimentaire de ces voyageurs hors pairs les intrigua. Et, l’un après l’autre, celui qui paraissait être le chef, demanda :
- Eh ! Votre profession ?
- Je suis un penseur Monsieur, entendez – vous bien, un penseur, répondit le premier des Trois avec beaucoup de contenance
- Et vous, Monsieur ?
- Je suis un metteur en scène, Monsieur, OK ! répondit le second
- Et vous, Monsieur ?
Le troisième des trois réajusta sa cravate et rétorqua :
- Je suis un acteur, Monsieur ; vous comprenez, un acteur !

Le chef, désemparé, cria :
- Mais ! C’est de la co-mé-die en gros plan ! Scène ou pas, suivez – moi au Carré des ‘’INDOCILES’’ (CID) ; on va vous demander vos noms, vos liens avec la rappeuse, et vous inculper, puis vous condamner pour infraction de flagrant délit de comédie dans un moyen de transport.

diakitdian@yahoo.fr
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Quand Cheftiet en ire entre subitement en action.

mai 18th, 2016 by educsociete

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[…]

« Tout cela ne me regarde pas » avait dit Dany pour chasser de sa pensée les traces néfastes de sa commotion cérébral induite par la lecture. Il venait de prendre conscience de sa tacite complicité de lecteur. Tout cela ne le regardait point, en fait. Tout cela lui était étranger. Mais, par paradoxe tout cela avait fini par lui causer un ponctuel dommage intérieur, l’étrange mal. Combien de choses, de faits, de circonstances et d’aléas qui, très objectivement, devraient nous laisser de marbre fondent en nous les remparts de la défense d’une cause. Ce qui nous abat insidieusement de l’intérieur c’est justement ce qui nous est parfaitement étranger ; c’est l’autre qui n’est pas de nous mais vient à nous sous toutes les coutures du monde, des plus hallucinantes mêmes. Un mot y suffit, une image, un acte, un récit ou un évènement, un fait d’homme généralement. L’archéologie des faits prémonitoires atteste une aléatoire minutie dans la distribution des rôles qui accrochent le culot des uns au potentat des autres. C’est ainsi que le pétrin de chacun se trouve être la fange dans laquelle l’y traine l’autre : vérité circulaire de la destinée humaine. Qui a jamais pu se plaindre de son propre sort sans le référer aux autres ? Dany reprit sa lecture.

« […] Rien que pour l’honneur qu’il lui conférait, Cheftiet se réjouissait de son nouveau poste. Cet honneur, il voulait le marquer et le faire remarquer de près comme de loin. Ainsi, pour la première fois qu’un élève daigna l’appeler dans son bureau « Monsieur » par inadvertance ou ignorance, Cheftiet y décrypta une méprise de lèse majesté. Il entreprit de la corriger chez les élèves. Pour cela, il passa dans chaque classe développer une ‘’ maïeutique de l’autorité’’ :

- « Comment je m’appelle ? …Je m’appelle…, je m’appelle, cherchant du regard qui interroger. Oui toi, dit- il à un élève.

- Tu t’appelles monsieur « Régal » dit l’interrogé d’une voix fluette.

- Que non ! répondit Cheftiet ; qui dit mieux ?

- Tu t’appelles monsieur « Diébandy», bredouilla le second.

- Ce n’est pas ça mon vieux ! Comme vous ne trouvez pas, je vais vous le dire. Mais, écoutez bien. Vous pouvez appelez les autres maîtres, par exemple, Monsieur Ball, Monsieur Fall, monsieur Mall, Monsieur Sall, Monsieur Tall. Mais moi, je m’appelle Monsieur le Directeur. Qui peut le répéter ?

Des mains se levèrent : « moi msier, moi msieur, moi msieur ». Il s’en suivit une répétition individuelle, puis collective. Et, de loin, en continu, montait l’écho de la clameur qui fusait tour à tour des fenêtres des classes.

Il faut en convenir, Monsieur le Directeur est un titre doublement honorifique. D’abord terme de révérence, « monsieur » rend grandeur et honneur à la personne désignée. La preuve en est que celui qui accède à un haut rang devient un « Monsieur » aux yeux des autres. Un « monsieur » n’est donc pas n’importe qui. Il est un trait positif de la discrimination sociale. Un « Monsieur » est une personnalité distinguée.

Quant au terme « directeur », il se rattache au chef et la fonction de chef; celui qui tient en main les affaires qu’il dirige ; celui à qui revient une parcelle de pouvoir qui le hisse à la tête d’un service normé. La tête désigne le chef et vis versa, même étymologiquement. Tout le monde sait que la tête est une prééminence dans toute structure quelle qu’elle soit : végétale, animale ou autre. Et, c’est de cette suprématie que se prévale la fonction de « directeur ». Le titre de « directeur », est donc socialement marqué, et positivement. D’ailleurs, cette raison fonde l’attitude de tout Directeur, de cabinet, de société, d’agence et même d’école élémentaire, à se donner en gros plan quand l’occasion se présente, afin de combler en soi le vide social immanent, qui obstrue dans la société le reflet du titre de Directeur. Donc, Cheftiet avait raison de ne pas laisser son titre de rang prendre de la gangue dans la bouche des tout – petits. L’explication de sa ‘’ maïeutique de l’autorité’’ se trouvait là. Cette maïeutique il voulut l’étendre à la ville.

Il s’endetta, se paya une guimbarde, entreprit des visites inopinées de courtoisie que réclamait de lui son nouveau statut. Le porte à porte commença. Dans la petite ville de Sieth, on entendait vrombir de toutes parts le moteur crasseux de sa voiture. Le vieux véhicule y gagna en popularité auprès des enfants. Dans les rues et ruelles de Sieth, à son passage l’innocence taquine criait:                  « tocard ! ». Cheftiet, jovial, embrayait de plus. Levant la main gauche du volant, il l’agitait tout souriant à l’endroit des gamins. Ainsi, à ses temps libres, il parcourait de long en large boulevards et avenues. Il voulait connaître tout le monde tout de suite ; répertorier les rues et ruelles, les petites habitations des quartiers; se faire voir, se faire connaître, se faire reconnaître de tout le monde, des instituteurs en particulier. Il se rendit chez ses collègues Directeurs d’école…, chez tout le monde finalement. Les uns le reçurent à bras ouverts ; les autres avec indifférence. Les plus sceptiques se montraient méfiants à son égard quand les joviaux le prenaient pour un clown. Tout compte fait il était satisfait de ces prises de contact tous azimuts. Il pouvait maintenant se mettre au service exclusif de granfched son chef hiérarchique portant le dossard de Godronsou comme sobriquet dans la circonscription éducative de Sieth . Ce qui n’est pas extraordinaire car dans la hiérarchie chacun a un chef et obéit à son chef. Granfched remarqua en lui sa qualité servile parmi tous les dévoués de la fourmilière. Ce qui le lui fit prendre en confiance. Cheftiet y gagna en renommé. Il fut décoré et élevé au rang de « demi-chef de Granfched », la moitié relative de Granfched. Il fallait parler à lui si tu voulais te faire entendre de Granfched. Il lui était devenu sa bouche, ses oreilles, ses yeux mêmes. Il s’en félicitait, souvent n’hésitant pas à le faire remarquer par ironie à ceux qui doutaient encore de son prestige et voyait en lui un ‘’ valet’’.

- « Ah, oui ! ce mot infâme qui sort de vos bouches me lapider en projectiles, je le racle sur les sales baves de vos bajoues pour en faire l’instrument redoutable de vos angoisses », disait – il alors sans ambages. Puis, ajoutait- il : « vous ignorez qu’un valet est aussi un chef dans la grande cour du roi ; il vit aux dépens du roi chez le roi. Il connaît le roi jusque dans ses caprices les plus frivoles, ses moments de lucidité ou de folie. Il ne le sert pas tout court, il règle aussi sa conduite sur lui. Il n’exécute pas seulement les ordres reçus de lui, il les fait exécuter aussi. En cela il est roi chez le roi ou devient dans les cas de force majeure son sosie. Là, avec toute l’apparence du roi, il prend des initiatives, des décisions. C’est ce que je fais avec fermeté avec vous. Ne vous déplaise ?»

Plus que ‘’valet’’ donc, Cheftiet se faisait une gloire expresse de s’imposer en fantôme de Granfched dans l’imaginaire des maîtres de son école de même que celui de tout ceux qui ne lui étaient pas condescendants.

Un jour, il eut l’audace de maintenir les maîtres à leur poste au-delà des heures réglementaires de travail. Cela déclencha une grogne générale dans l’école suivie d’un mouvement brusque de tous les maîtres vers la porte de sortie. Il surgit furtivement de son petit bureau et se mit à héler de gauche à droite, les uns et les autres, grommelant des sottises à la manière de Granfched :

- « A vos postes ! bandes de fourmis! Une fourmi fait toujours un travail de fourmi, c’est connu ! L’heure n’est pas à la descente, je dis ! C’est un ordre solennel à exécuter, sinon gare ! » Les ouvriers pédagogiques, irrités, lui renvoyaient ses quolibets et d’autres insanités, le geste à l’appui: - Qui es – tu ? ‘‘ Doungourou’’, valet du chef ! - Vas te faire voir - Mouche ! - Mouchoir d’enrhumé ! Les instits révoltés, s’en allèrent laissant Cheftiet mâcher sa colère et se donner bonne conscience.

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ET DANY EN EUT UNE COMMOTION CÉRÉBRALE SUBITE.

mars 25th, 2016 by educsociete

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Lecteur, prenez garde ! Les récits sont plus nocifs que les drogues, ils nous font voir et entendre de nulle part ce qui n’existe point, ce qui n’a jamais existé, ce qui a pu exister autrement au point de vous laisser calme, indifférent et serein : Ils sont hallucinogènes. Ils vous tournent la tête et vous détachent de la réalité. Ils vous font tendre vers l’ange même si vous n’ignorez pas d’avoir eu d’Adam le commun partage de la déchéance humaine qui fait de vous un Sisyphe enchainé au piquet terrestre. Vous gavant d’histoires probablement vraisemblables, les récits vous font sortir de votre torpeur initiale et vous engage dans une direction qui vous sera absurdement vôtre faute de mieux, pour donner sens à votre vécu quotidien. Que vous deveniez une ‘’Bovary’’ de Flaubert ou un ‘’Tchen’’ de Malraux peu importe ! L’essentiel étant de vous piquer cette posture indolente qui ne vous sied nullement et que vous traînez naturellement devant les faits et les discours sociaux qui vous assaillissent de toutes parts. Ce faisant, vous vous trempez jusqu’au coup en tant que narrataire dans le complot ourdi par le narrateur. C’est ce qui explique les commotions cérébrales, ces sortes de télescopages de pensées qui affectent indubitablement le lecteur lisant : un livre est une massue sur la tête du lecteur. Dany en a reçu le coup au point où NDella dit : « Ceci est mon histoire semblable en tout point avec celles de mes coépouses. »

Cette conclusion hâtive de NDella lessiva la mémoire de Dany qui s’essayait à une sorte de réminiscence personnalisée lui faisant porter sur une figure de sa connaissance les confidences circonstancielles d’une épouse imaginaire dans un contexte de récit. Ses yeux en perdirent la luminosité qui lui éclairait les lignes de lecture. Pensif, confus, mêlé à l’histoire qui ne le regardait pas, il referma de nouveau « La Fourmilière» mais sans pouvoir mettre une bride à sa pensée qui commençait à divaguer sous l’effet collatéral de la bribe de récit qu’il venait de lire. Une élucubration cérébrale s’en suivit : « Ndella mentait, peut – être savamment, volontairement. Certes, elle a une histoire comme tout le monde d’ailleurs, une histoire heureuse ou agaçante de jeune fille, une histoire d’amour qu’elle exhume de temps à autre pour se mirer et se donner un contenance, pour quelquefois justifier une attitude ou une action de sa part. Cela va de soi, puisque l’on éprouve souvent le besoin de se raconter aux autres, de se confesser… Mais résumer l’histoire sentimentale des trois autres femmes de Cheftiet à la sienne n’est pas très crédible. Tentait – elle de leur chiper leurs histoires à elles par jalousie plus que par méprise ? En situation de polygamie, la jalousie a de forts relents subtils. Elle a, dit – on, ses raisons ignorées des vécus sentimentaux. Si Ndella épilogue sur les attitudes donjuanesques de son mari en lui tressant des pissenlits au lieu des lauriers, c’est qu’elle n’a jamais pu digérer le tissu de mensonges qui la désarma dès le premier jour de leur fortuite rencontre. A qui s’en prendre alors ? C’est elle qui manquait surement de prudence faute de maturité peut – être. Quelle vérité aurait – elle voulue tenir de quelqu’un qu’elle vit pour la pour première fois, et par hasard ? Par quel trait comportemental véridique avait – elle, elle aussi, répondu aux avances courtisanesques de l’inconnu rencontré. Ne mentait – elle pas aussi à l’étranger en tout ce qu’elle insinuait, soit par le regard, soit par la gestuelle, pour frimer. Insondable est l’œil des pensées affectives, conclut Dany pour en revenir à la réalité de la « La Fourmilière». Tout cela ne me regarde pas, dit – il.

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POUR UN ENSEIGNEMENT POUR TOUS

février 15th, 2016 by educsociete

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Les récents redéploiements d’enseignants survenus à Thiès ont fait sortir certains de la corporation de leur gond. A tort ou à raison ?

Depuis la mutation de la ville de Thiès de ville ouvrière, focalisée par le chemin de fer, en ‘’ville scolaire’’, née de la prolifération des établissements d’enseignement, Thiès est devenue une cité policée d’enseignants. Pour l’évidence, pointez – vous, aux heures de montée ou de descente des classes, sur quelques-unes des ruelles des quartiers populeux qui cernent le centre – ville. Des marées de potaches de tout âge, le sac en bandoulière, vous en convainquent : Thiès est devenue une cité d’enseignants.

Par défaut, tout enseignant de Thiès est thièssois– résidant –permanent, un sédentaire. Cette sédentarité ‘’Thièssoise’’ des enseignants est naturellement soutenue par les conditions de fixités relationnelles : le résident est chez lui, entouré des biens et services qui lui garantissent une stabilité sociale (ses enfants sont déjà inscrits dans des écoles et il a aussi contracté diverses charges).

Hors de cet espace connu, il se trouve déboussolé. Pour lui, le redéploiement est source de désagréments inutiles, la douche froide de janvier qui vient sidérer les relents pédagogiques d’octobre : « Voyons, comment peut – on être spolié, pour raison de redéploiement, d’un poste acquis légalement par compétition nationale, s’interroge un enseignant? Il s’y ajoute, fait – il remarquer, les traitements préférentiels qui n’y manquent pas.»Tout ceci a fait monter la moutarde à Thiès chez une partie des enseignants, mais à tort peut – être.

A TORT :
Thiès, capitale éponyme de la région, est garante de « l’éducation pour tous » par l’inspection d’académie, dans les recoins les plus proches comme les plus éloignés de ses départements tels que Mbour, Thiès et Tivaouane. Le souci d’équité dans les enseignements – apprentissages veut l’équilibre dans le déploiement du personnel enseignant dans les structures scolaires départementales et communales; mais la mobilité des enseignants par voie de mutations et autres rame à contre-courant de cette volonté. Dès lors une scission quasi incontrôlable s’opère entre le centre et la périphérie dans la distribution géographique des enseignants.

Le déplacement du personnel enseignant dans l’espace géographique prend, quelquefois, les contours d’un exode. Ceux de la périphérie, c’est-à-dire des trois départements (Thiès, Mbour et Tivaouane) convoitent le centre, la ville de Thiès. Il se produit finalement de réelles concentrations d’effectifs enseignants çà et là dans certains établissements scolaires publics, une véritable congestion. Un milieu en congestion n’est pas un milieu aéré, oxygéné. C’est un milieu en asphyxie, improductif pour un service. Pour nouer ou renouer avec la productivité dans ce cas, il y a lieu de le décongestionner. Ceci justifie l’opération de redéploiement d’enseignants survenue à Thiès – ville, qui a touché nomment professeurs et surveillants, et qui est vue (à tort d’ailleurs) par certains de la corporation comme ‘’la douche froide de janvier’’. Que nenni !

Pendant que dans quelques lycées et collèges de Thiès, des professeurs engagés dans la défense de la corporation s’égosillent dans un sens ,compris d’ailleurs par des parents d’élèves comme le discours routinier de la préservation de leurs engagements pris auprès des établissements privés de la ville, certains de leurs camarades s’évertuent à faire de leur mieux pour assurer à leurs élèves un enseignement de qualité dans la sérénité. Au jugement des mêmes parents d’élèves, ces derniers ne se barrent pas derrière un rideau d’égocentrisme.
Est – il raisonnable, d’accepter les compromis compromettant l’intérêt général dans l’édification d’un système éducatif équitable, de laisser vaquer des classes à la périphérie au profit de celles du centre, de priver par exemple de professeurs ou de surveillants les lycées ou collèges de Bayakh (IEF Thiès – Département), de Lam – Lam Gare (IEF Tivaouane), de Diass (IEF Mbour 1), parce que la corporation ou une partie de la corporation est fort de ses muscles pour engager un bras de fer contre la tutelle chargée de la matérialisation « d’un enseignement équitable » ?Dans cette situation, pour faire entendre raison, il faut déployer l’énorme diplomatie nécessaire à la parade de la plus simple ‘’masla’’ (compromis), insidieux bouclier commun, corrupteur de système.

Le hic, ici, dans la question du redéploiement des enseignants c’est que l’intérêt de la corporation est en réel déphasage avec l’intérêt commun. Et, l’on se discrédite de la cause que l’on défend si mal. Autant la corporation a le devoir de mettre en avant l’intérêt des siens, dans cette affaire, autant la hiérarchie a l’autorité d’impulser l’égalité des chances dans le secteur qui est le sien. En attendant la suite des évènements, osons espérer que la corporation finira par mettre de l’eau dans son vin puisque le train de « l’éducation pour tous » ne va pas s’arrêter à la gare de Thiès, ici et maintenant.

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LE NOUVEL ENJEU DE LA COMMUNICATION POLITIQUE : les allocutions de meeting.

janvier 10th, 2016 by educsociete

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La  campagne  électorale est  sans nul doute le terrain fertile des discours politiciens  manipulateurs et fanfarons, sérieusement construits sur l’espoir militant. Ce n’est pas nouveau.

Des   meetings tenus dans le passé lors de joutes électorales, présidentielles et législatives notamment, surtout dans les milieux où sévit  une sorte de pauvreté endémique,  banlieues urbaines et  monde rural d’une manière assez générale, ont laissé un  arrière-goût quelque peu esthétique de la balourdise de certaines  allocutions émanant  de  directoires de campagnes   politiques. Oui, lors des compétitions   électorales, il se produit  quasiment une inflation démesurée de discours creux et  incultes, intentionnellement folkloriques, quelquefois, pour égayer et drainer les badauds d’un  jour assimilés à des sympathisants.

Educsociete vous en présente une parodie.

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«A mon point levé ! Camarades . . . ! Camarades . . . !

Nous sommes les plus forts !

Et nous n’avons jamais tort !

La majorité c’est nous !

Et le parti vaincra partout !

Nous disposerons de  tout !

Nous en avons les sous !

Nous vous donnerons à manger !

Sans rien chercher à ménager !

Le parti vous a bien servi  jusque-là !

Vous ne devez pas lui tourner le dos !

Le déclin financier est le mieux partagé !

Dans le monde, pas  de  pays  épargnés !

Si vous avez faim,

Notre réélection en mettra fin !

Si vous avez soif,

Le parti vous coiffe !

Un  nouveau mandat, camarades !

Un nouveau mandat … !

L’espoir a bon odorat !

Vive le parti ! vive le parti !

Merci camarades ! »

Que la politique de ventre prévale dans les milieux défavorisés se comprend ;  mais que l’élite politique en fasse son cheval de Troie devient un aveu de cynisme.    En politique,  a  –  t  –  on le droit de se jouer de la précarité de ses concitoyens ? En tout cas, semble – t – il,   le  B. A.  BA de l’élitisme politique ne peut  plus se suffire de   l’intellectualisme  de bas niveau.

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